Visite des sites archéologiques de Tipaza et Cherchell

La visite organisée en juin 2025 s’est déroulée dans le cadre du programme de formation des acteurs du tourisme en Algérie, Jil-Siyaha. Tipaza et Cherchell sont des villes côtières à l’Ouest d’Alger réputées pour leurs sites archéologiques. Accompagnés par un guide local, les enseignants de l’École Nationale de l’Hôtellerie et du Tourisme d’Alger et de l’Institut National de l’Hôtellerie et du Tourisme de Bou Saâda ont participé à la visite pédagogique dans le cadre de la formation de guide accompagnateur touristique.

Tipaza et Cherchell sont 2 villes côtières à l’Ouest d’Alger, réputées pour leurs sites archéologiques. Le site de Tipaza est classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

Tipasa de Maurétanie est un site archéologique situé sur le territoire de la commune de Tipaza en Algérie, qui conserve les ruines d’une ville romaine. Il comprend 2 parcs archéologiques situés sur les bords de la mer Méditerranée avec ses thermes, amphithéâtres, villas… et le le Mausolée Royal de Maurétanie.
Ce tombeau, souvent surnommé « Tombeau de la Chrétienne », aurait abrité les restes de Cléopâtre Séléné, fille de Cléopâtre VII d’Égypte et de Marc Antoine, épouse de Juba II, roi de Maurétanie.



Cherchell, , l’antique Caesarea, ancienne capitale du royaume de Maurétanie est dotée d’un très riche Musée national archéologique où l’on peu admirer ses statues romaines parfaitement conservées, ses bustes d’empereurs, ses mosaïques splendides etc.

En sortant du musée, nous découvrons la place des Martyrs, puis les charmantes ruelles de la vieille ville riches d’architectures ottomanes, coloniales et populaires.

Formation au tourisme durable

Le programme se déroule dans le cadre du programme de coopération Jil Siyaha dédié à la formation des acteurs du tourisme en Algérie. Il vise à préparer les participants à se former activement au développement d’un tourisme responsable et inclusif, tout en valorisant le patrimoine naturel et culturel.

La formation couvre les différents aspects du tourisme durable, les principes et définitions clés, la structuration du tourisme en Algérie, ainsi que les domaines d’application spécifiques du tourisme durable et de promotion à travers le marketing touristique.

Le programme détaille les étapes nécessaires à la mise en place d’un projet d’écotourisme, y compris l’identification du territoire, le diagnostic territorial, la mobilisation des acteurs locaux, et les stratégies de préservation et valorisation du patrimoine. Il notamment aborde les aspects opérationnels, la promotion du projet, et évalue l’impact potentiel sur la communauté et l’environnement.

Les formations se déroulent depuis juin 2024 dans 3 établissements, à l’Institut National Supérieur du Tourisme d’Alger, à l’Institut National de l’Hôtellerie et du Tourisme de Tizi_Ouzou et à l’Institut National de l’Hôtellerie et du Tourisme de Bou Saïda.

Visite des villages kabyles des Beni Yenni : villages de bijoutiers

La visite organisée en septembre 2024 s’est déroulée dans le cadre du programme Jil-Siyaha en Algérie, de formation des acteurs du tourisme en Algérie.

Alignés sur une crête de montagne, les 4 villages de Ait Lahcen, Ait Larbaa, Ait Yenni et de Taourirt Mimoun sont typiques de la Grande Kabylie et réputés pour la bijouterie kabyle en argent. Les enseignants de l’École Nationale de l’Hôtellerie et du Tourisme d’Alger, les représentants institutionnels et associatifs locaux ont participé à la visite.

La nature environnante offre des vues d’exception grâce à d’insolites circuits de randonnée, mais aussi des pauses rafraichissantes au restaurant Le Bracelet d’Argent d’Ait Larbaa, et de la maison d’hôtes OGAL d’Ait Yenni.

Visite pédagogique Maâktas : village kabyle de potières

La visite organisée en juin 2024 s’est déroulée dans le cadre du programme Jil-Siyaha en Algérie, de formation des acteurs du tourisme en Algérie.

Maâktas est un village typique de Grande Kabylie réputé pour ses potières et ses couleurs chatoyantes. Accompagnés par le Comité de village, les enseignants de l’Institut National de l’Hôtellerie et du Tourisme de Tizi Ouzou, les représentants institutionnels et associatifs locaux ont participé à la visite du village kabyle, à la présentation de savoir-faire traditionnels, de tissage, de poterie, de vannerie, de fabrication de miel à l’occasion du Festival des métiers traditionnels de Maâktas.

Pour la mise en place d’une Economie Sociale et Solidaire (ESS) dans le domaine de l’écotourisme communautaire – Manuel pratique

par Catherine Virassamy, Programme de coopération PAJE (Programme d’Appui Jeunesse et Emploi) 2019


[1] Source geo.fr https://www.geo.fr/environnement/ecotourisme-41139

Depuis le début des années 1970, le tourisme est l’industrie qui connaît une des plus fortes croissances à l’échelle de la planète. Le tourisme de masse qu’il induit pose incontestablement la question du développement des communautés locales et de la protection de l’environnement largement affectés par ses effets négatifs. L’écotourisme, affichant depuis les années 1990 une croissance annuelle comprise entre 20 % et 34 %[1], apparaît ainsi comme une solution alternative capable de concilier le développement économique, la protection de l’environnement et le bien-être des communautés. Il constitue notamment une opportunité d’activité pour les jeunes déscolarisés ou les membres d’une communauté de détenteurs informels de savoir-faire, par les métiers diversifiés qu’il offre avec comme principale exigence de bien connaître son territoire pour en devenir « un ambassadeur ». L’économie sociale et solidaire par sa dimension collective, économique et sociale, apparaît comme le cadre ad hoc pour l’élaboration de tels projets via des associations, des ONG, des coopératives ou des fondations en portage ou accompagnement.

Source de revenus directs pour les personnes, l’écotourisme est appréhendé comme une opportunité de développement local, de diversification économique et de lutte contre la pauvreté pour les populations locales notamment les femmes ou les jeunes, à l’instar du tourisme de masse. A travers cela, il est un instrument de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel matériel au sens de la Convention de l’UNESCO du Patrimoine Mondial revendiquant les notions de protection de la nature et de préservation des biens culturels, reconnaissant l’interaction entre l’être humain et la nature et le besoin fondamental de préserver l’équilibre entre les deux. Il l’est aussi au sens de la Convention de l’Unesco de Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) indiquant de respecter un ensemble de mesures formant une chaîne de traitement patrimonial afin d’assurer la viabilité effective du PCI : identification et recensement, documentation, étude et recherche, protection, transmission par l’éducation formelle et non-formelle, valorisation et revitalisation. Bien que fragile, le PCI est considéré comme un facteur important du maintien de la diversité culturelle face à la mondialisation croissante. Par la connaissance des pratiques et des communautés qu’il favorise, le PCI encourage le respect d’autres modes de vie. La préservation et valorisation du patrimoine culturel au sens large, matériel, immatériel et environnemental présentent à ce titre une des conditions de mise en œuvre l’écotourisme au service des communautés locales.

Dans ce mouvement d’aspiration écologique, une nouvelle génération de voyageurs souhaite découvrir les territoires autrement en partageant la culture des communautés hôtes, à l’inverse d’une posture à sens unique de touriste consommateur classique.

Écotourisme et mise en tourisme du patrimoine oasien et bédouin de la vallée de la Saoura en Algérie 2019

L’atelier de travail concernait un projet d’écotourisme dans la vallée de la Saoura dans la Wilaya de Béchar considérée comme le portail du grand Sahara algérien. Il s’adressait à un groupe d’acteurs locaux, des associations, des détenteurs de savoir-faire, des artisanes et artisans, des guides accompagnateurs, des chameliers, des femmes au foyer à s’investir dans le tourisme tout en assurant des revenus complémentaires aux habitants des Ksour.

Riche d’un patrimoine matériel et immatériel porté par une population engagée, des gîtes, des maisons d’hôtes, des tables d’hôtes, des ateliers pratiques d’artisanat, des musées valorisant les ressources locales, des circuits et randonnées font l’objet d’un projet d’écotourisme naissant sur l’ensemble de la Saoura comme c’est le cas à Beni Abbes, à Timimoune, à Kenadsa, à Boukaïs ou à Taghit près de Béchar.

Le projet visait la définition, la structuration et la mobilisation d’un réseau autour de la « mise en tourisme du patrimoine oasien et bédouin de la Saoura », démarche plus largement inscrite dans un projet de développement de la route des ksour en tant que véritable projet pilote pour le territoire.

Cette formation action s’est inscrite dans le cadre du programme de coopération PAJE (Programme d’Appui Jeunesse Emploi) de 2019 à 2020 en Algérie.

Développement et mise en œuvre de plans de formation pour le secteur du patrimoine culturel en Algérie 

Confié à IBF International Consulting, chef de file du Consortium formé par Hydea, l’ICOM, l’Ecole d’Avignon et l’INA. le programme est défini autour d’un dispositif de renforcement des publics sur la base de formations courtes et pratiques dans les métiers du patrimoine culturel et s’adresse principalement aux cadres du ministère de la Culture, des structures publiques et au mouvement associatif du secteur. Un ensemble de modules de formation programmés dans trois composantes a été conçu de façon à circonscrire toutes les facettes des métiers du patrimoine culturel matériel et immatériel et répondant à des objectifs particuliers. Piloté par Catherine Virassamy de Greenandcraft, il s’est déroulé de 2016 à 2019.

Autour de trois composantes du patrimoine culturel en Algérie :

  • Composante 1 : l’inventaire des biens culturels en Algérie
  • Inventaire des biens immobiliers (Hydea)                                  
  • Inventaire des biens mobiliers (ICOM)                                         
  • Inventaire des biens immatériels (Hydea)
  • Composante 2 Formation aux métiers du patrimoine
  • Formation professionnelle (EAVI)                  
  • Formation des personnels des musées (ICOM)         
  • Formation des personnels des musées abritant des fonds photographiques et filmiques (INA)
  • Formation continue des architectes, des ingénieurs, des techniciens des BET (Hydea)
  • Composante 3 : renforcement des capacités pour les associations (Rehabimed)
  • Un programme de formation de 129 modules réalisés entre mars 2016 et septembre 2018 dans trois composantes a été conçu de façon à circonscrire toutes les facettes des métiers du patrimoine culturel matériel et immatériel.

Une expertise en ingénierie de formation pour la réalisation de deux référentiels métiers avec le Ministère de la Formation et de l’Enseignement Professionnel, Maçon du Patrimoine Bâti (CMP) et Technicien de conduite des travaux de restauration du patrimoine bâti (BTS).

Master Class Laine Bergerie Nationale de Rambouillet, France

“Designing with wool” / Une Master Class Européenne sur la laine

15 jeunes diplômés des métiers d’art et du design des 4 pays, Espagne, France, Irlande et Slovaquie ont participé à une Master Class Européenne sur la laine à la Bergerie Nationale de Rambouillet.

Organisée du 8 au 14 avril 2013 par l’Association Laine d’Europe et l’INMA en en partenariat le Crafts Council of Ireland et Fundesarte en Espagne dans le cadre du programme Leonardo da Vinci.

Le programme a associé des intervenants artisans feutriers, matelassiers, des plasticiens, des designers et représentants de l’industrie lainière parallèlement aux ateliers de recherche sur de nouvelles applications de la laine pilotés par Diana Brenann, designer textile. Résultats sur le site http://designandwool.blogspot.fr

 

Master Class Céramique Kilkenny, Irlande

Métier d’Arts et Design / Master Class Européenne sur la Céramique

15 jeunes diplômés des Métiers d’Art et du Design autour d’ateliers de recherche, de pratique et de rencontres avec des professionnels irlandais ont participé à une Master Class sur la Céramique.

Organisée du 19 au 26 août 2013 par l’Ecole de la formation en design et techniques de la céramique du Crafts Council of Ireland  en partenariat avec l’INMA, Fundesarte en Espagne et d’Espagne et le Centre de la production des Arts et Traditions Populaires (ULUV) de Slovaquie dans le cadre du programme Leonardo da Vinci.

Master class bois Ruzomberok, Slovaquie

Métiers d’Arts et Design /

15 jeunes diplômés des métiers d’art et du design des 4 pays, Espagne, France, Irlande et Slovaquie ont participé à une Master Class Européenne sur le Bois dédiée aux jouets.

 Organisée 1 au 7 juillet 2013 par le Centre de la production des Arts et Traditions Populaires (ULUV) de Slovaquie en en partenariat avec l’INMA le Crafts Council of Ireland et Fundesarte en Espagne dans le cadre du programme Leonardo da Vinci.