The Oath of Cyriac Le patrimoine culturel sur la ligne de front

The Oath of Cyriac
Le patrimoine culturel sur la ligne de front
Projection, Conférence et Panel
Vendredi 20 mars, 17h-20h
Amphithéâtre Teitgen, Campus Port-Royal – Centre Lourcine (1 rue de la Glacière, 75013
Paris)

Programme de l’évènement :

Panel de discussion, Protéger le patrimoine culturel : enjeux, outils et perspectives
(60 minutes)
Marie Fouré, Directrice générale de Bouclier Bleu France
Olivier Bourgeois, Producteur et réalisateur & réalisateur de The Oath of Cyriac
Roland Defendini, Expert juridique international (protection du patrimoine culturel)
Arnaud Bertinet, Maitre de conférences en histoire de l’art et du patrimoine à
l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Flore Heinrich, Doctorante spécialisée en protection internationale du patrimoine
Houmam Saad, Docteur en archéologie classique
Evelyne Lagrange, Professeure de droit international public à l’Université Paris 1
Panthéon Sorbonne

Accueil/Introduction (3 minutes)

Présentation du Bouclier Bleu (7 minutes) – Marie Fouré, Directrice générale de
Bouclier Bleu France

Projection du film The Oath of Cyriac (75 minutes)

Conférence : Les clés pour protéger le patrimoine culturel (30 minutes) – Roland
Defendini, Expert juridique international spécialiste de la protection du patrimoine
culturel

« La destruction du patrimoine sous le règne de l’algorithme » (7 minutes) – Olivier
Bourgeois, Producteur & réalisateur de The Oath of Cyriac

Visite pédagogique Maâktas : village kabyle de potières

La visite organisée en juin 2024 s’est déroulée dans le cadre du programme Jil-Siyaha en Algérie, de formation des acteurs du tourisme en Algérie.

Maâktas est un village typique de Grande Kabylie réputé pour ses potières et ses couleurs chatoyantes. Accompagnés par le Comité de village, les enseignants de l’Institut National de l’Hôtellerie et du Tourisme de Tizi Ouzou, les représentants institutionnels et associatifs locaux ont participé à la visite du village kabyle, à la présentation de savoir-faire traditionnels, de tissage, de poterie, de vannerie, de fabrication de miel à l’occasion du Festival des métiers traditionnels de Maâktas.

Renforcement de l’attractivité des centres-villes d’Arles, Tarascon, Boulbon et Saint Martin de Crau – 2019

A la demande de la Communauté d’Agglomération Arles, Crau, Montagnette – ACCM, l’étude menée par la SCET et l’association Greenandcraft avait pour objectif d’identifier les outils d’intervention en faveur du développement des centres-villes des communes de l’ ACCM. La Communauté d’Agglomération envisageait des aménagements urbains des centres ville afin de relancer l’attractivité commerciale de certaines zones des centres d’Arles, la rue du 4 Septembre en particulier, de Tarascon, la rue des Halles, et du centre de Boulbon.

La vocation culturelle, patrimoniale et environnementale du territoire de l’ACCM est également confirmée par la présence de musées notoires ou établissements dédiés au patrimoine culturel immatériel lié à l’artisanat d’art. Une action intervenant à la fois sur l’artisanat, les métiers d’art et le commerce répondait au besoin de renforcement de l’attractivité du centre ville.

L’ ACCM souhaitait dans ce cadre, préparer l’obtention du label « Ville et métier d’Art » pour la ville d’Arles, via un dossier élaboré par  l’association Greenandcraft.

« Métiers d’art et Patrimoine » – Article – Patrimoine (s) en Provence – Alpes – Côte d’Azur – La lettre d’information de la direction régionale des affaires culturelles – n°18

La place des métiers d’art dans le patrimoine

« Le métier d’art est une technique essentiellement manuelle, mise en œuvre par un professionnel hautement qualifié, une production d’objets uniques ou de petites séries ». « Tout art comme tout métier d’art, conjugue l’imagination créatrice et un ensemble de techniques ». Pierre DEHAYE, membre de l’Académie des Beaux-Arts

Ils sont répertoriés en trois grandes familles :

– Les métiers de la fabrication traditionnelle (fabrication s’inspirant ou reproduisant des pièces ou objets existants grâce à la maîtrise d’un savoir-faire traditionnel)

– Les métiers de la restauration (savoir-faire permettant la conservation et la restauration du patrimoine immobilier et mobilier)

– Les métiers de la création (production de pièces uniques ou de petites séries à tendance contemporaine).
Le champ des métiers d’art est défini par la liste officielle des 217 métiers de l’artisanat d’art regroupés en dix-neuf domaines (arrêté du 12 décembre 2003).

La dénomination de « métiers d’art » faisant référence à la pratique de savoir-faire artisanaux est française mais la terminologie est différente d’un pays à l’autre : métiers de l’artisanat traditionnel, de l’artisanat d’art, de l’artisanat artistique, du fait main etc. en Europe et dans le monde, témoignant de la complexité de leur positionnement dans les champs de l’art, de la tradition, du patrimoine et/ou de la création.

Les professionnels des métiers d’art et artisans du monde entier ont acquis au fil des siècles des savoir-faire uniques. Leurs filières de productions sont un gisement immense pour l’expression des créateurs, des femmes et des hommes mais aussi pour le développement des territoires. Depuis le moyen-âge la circulation des savoir-faire et des artisans en Europe a favorisé l’évolution des activités et des productions représentatives d’un patrimoine européen des monuments, sites paysages ou objets. L’approche des métiers d’art et du patrimoine dépassera le cadre national sachant que les savoir-faire se régénèrent continuellement au fil des échanges et du commerce telles que le montrent les routes historiques «  du textile, de la soie etc. » retracées maintenant sur la toile.

Les savoir-faire artisanaux sont un des socles du patrimoine culturel mondial et des territoires à plusieurs titres : dans la construction, la sauvegarde, l’entretien et la restauration des patrimoines mobiliers et immobiliers.

 

Green & Craft in India – Janvier 2014

Au pays de la sculpture… Le Tamil Nadu

Gravure sur bois et sculpture sur pierre

Fabrication de papier en laine, riz, jute, thé, canne à sucre…, teinture à Pondichéry

Construction en Bambou à Mahabalipuram

Tissage de la soie à Kanchipuram,

Broderie à Pondichéry

 

Les Pôles d’économie du patrimoine

Catherine Virassamy et Karim Mosbah, Territoires en mouvement, La Documentation Française, DATAR 2002
Les territoires se tournent aujourd’hui, après quelques dizaines d’années de modernisation
parfois brutale, vers leur identité et se redécouvrent riches d’un patrimoine original.
Cet héritage culturel, historique, artistique ou technique distingue les territoires les uns
des autres et sert de contrepoids aux effets négatifs de la mondialisation. Les éléments
constitutifs de ce patrimoine culturel et naturel représentent des ressources au même titre
que les matières premières, l’industrie ou les services. Ils sont autant de potentialités de
développement économique, historique et culturel.
La démarche des pôles d’économie du patrimoine (PEP) initiée par la DATAR à la suite du
Comité interministériel d’aménagement et de développement du territoire (CIADT) de Troyes en 1994, a pour objectif d’utiliser le patrimoine diversifié de la France comme levier du développement économique. Les PEP doivent aider à transformer les potentialités qu’il recèle en activités et en emplois.
Ils ne s’apparentent ni à une structure, ni à une ligne budgétaire particulière, ni à un label, mais à un processus qui vise à mettre en réseau des initiatives locales en vue de créer du développement économique. La valorisation des ressources patrimoniales possède un effet d’entraînement sur de nombreux secteurs : le tourisme, le bâtiment, les productions industrielles traditionnelles de grande qualité, l’artisanat d’art et autres savoir-faire, les
emplois liés à l’amélioration du cadre de vie et de l’environnement.
Les pôles d’économie du patrimoine sont nés d’un pari. Pari sur des gisements d’activités liés à l’engouement pour le patrimoine, à des productions de qualité, aux métiers de services aux habitants (vie culturelle, cadre de vie). L’expérience montre que les projets des PEP requièrent des métiers à haute valeur ajoutée intellectuelle : métiers de la culture,
de la communication, mais aussi d’ingénierie des procédures financières et institutionnelles.
En privilégiant la culture, l’innovation, la mutualisation dans le sens de l’intercommunalité, en produisant de la différence, les PEP sont au cœur du mouvement de recomposition des territoires engagé par la loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable du territoire du 25 juin 1999. Fruit de l’expérience de la trentaine de PEP en marche, cet ouvrage tente de donner les clés de réussite pour l’engagement des territoires dans
cette démarche.