Formation au tourisme durable

Le programme se déroule dans le cadre du programme de coopération Jil Siyaha dédié à la formation des acteurs du tourisme en Algérie. Il vise à préparer les participants à se former activement au développement d’un tourisme responsable et inclusif, tout en valorisant le patrimoine naturel et culturel.

La formation couvre les différents aspects du tourisme durable, les principes et définitions clés, la structuration du tourisme en Algérie, ainsi que les domaines d’application spécifiques du tourisme durable et de promotion à travers le marketing touristique.

Le programme détaille les étapes nécessaires à la mise en place d’un projet d’écotourisme, y compris l’identification du territoire, le diagnostic territorial, la mobilisation des acteurs locaux, et les stratégies de préservation et valorisation du patrimoine. Il notamment aborde les aspects opérationnels, la promotion du projet, et évalue l’impact potentiel sur la communauté et l’environnement.

Les formations se déroulent depuis juin 2024 dans 3 établissements, à l’Institut National Supérieur du Tourisme d’Alger, à l’Institut National de l’Hôtellerie et du Tourisme de Tizi_Ouzou et à l’Institut National de l’Hôtellerie et du Tourisme de Bou Saïda.

Visite des villages kabyles des Beni Yenni : villages de bijoutiers

La visite organisée en septembre 2024 s’est déroulée dans le cadre du programme Jil-Siyaha en Algérie, de formation des acteurs du tourisme en Algérie.

Alignés sur une crête de montagne, les 4 villages de Ait Lahcen, Ait Larbaa, Ait Yenni et de Taourirt Mimoun sont typiques de la Grande Kabylie et réputés pour la bijouterie kabyle en argent. Les enseignants de l’École Nationale de l’Hôtellerie et du Tourisme d’Alger, les représentants institutionnels et associatifs locaux ont participé à la visite.

La nature environnante offre des vues d’exception grâce à d’insolites circuits de randonnée, mais aussi des pauses rafraichissantes au restaurant Le Bracelet d’Argent d’Ait Larbaa, et de la maison d’hôtes OGAL d’Ait Yenni.

Visite pédagogique Maâktas : village kabyle de potières

La visite organisée en juin 2024 s’est déroulée dans le cadre du programme Jil-Siyaha en Algérie, de formation des acteurs du tourisme en Algérie.

Maâktas est un village typique de Grande Kabylie réputé pour ses potières et ses couleurs chatoyantes. Accompagnés par le Comité de village, les enseignants de l’Institut National de l’Hôtellerie et du Tourisme de Tizi Ouzou, les représentants institutionnels et associatifs locaux ont participé à la visite du village kabyle, à la présentation de savoir-faire traditionnels, de tissage, de poterie, de vannerie, de fabrication de miel à l’occasion du Festival des métiers traditionnels de Maâktas.

Formation aux Métiers du Patrimoine de la Médina de Tunis

Le CoPaM (Co-développer le Patrimoine mondial en Méditerranée), est une association née en 2021 de la concertation de la société civile sur le pourtour de la Méditerranée. Sa raison d’être est simple, accélérer le développement des territoires méditerranéens en valorisant le patrimoine !

Sauvez la Médina de Tunis et participez à la collecte !

Fondée en 698, la Médina de Tunis fait partie des premières villes arabo-musulmanes du Maghreb. Elle abrite de nombreux trésors cachés : palais, sanctuaires, madrassas, maisons familiales ou fondouks artisanaux … Ce sont autant de témoignages de la longue histoire de cette ville et de la créativité de ses artisans. La Médina de Tunis est d’ailleurs une des médinas les mieux conservées du monde et c’est à ce titre qu’elle est inscrite depuis 1979 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Au moment de cette inscription, c’est 50% du patrimoine immobilier de la médina qui est considéré comme étant en mauvais état ou menaçant de ruine.

Participez au déploiement de formations de terrain pour la restauration du patrimoine bâti de la Médina de Tunis et participez à la collecte !

Ce financement participatif a pour but de réaliser différentes formations auprès des jeunes et des professionnels de la médina dans les métiers du patrimoine.

Pour la mise en place d’une Economie Sociale et Solidaire (ESS) dans le domaine de l’écotourisme communautaire – Manuel pratique

par Catherine Virassamy, Programme de coopération PAJE (Programme d’Appui Jeunesse et Emploi) 2019


[1] Source geo.fr https://www.geo.fr/environnement/ecotourisme-41139

Depuis le début des années 1970, le tourisme est l’industrie qui connaît une des plus fortes croissances à l’échelle de la planète. Le tourisme de masse qu’il induit pose incontestablement la question du développement des communautés locales et de la protection de l’environnement largement affectés par ses effets négatifs. L’écotourisme, affichant depuis les années 1990 une croissance annuelle comprise entre 20 % et 34 %[1], apparaît ainsi comme une solution alternative capable de concilier le développement économique, la protection de l’environnement et le bien-être des communautés. Il constitue notamment une opportunité d’activité pour les jeunes déscolarisés ou les membres d’une communauté de détenteurs informels de savoir-faire, par les métiers diversifiés qu’il offre avec comme principale exigence de bien connaître son territoire pour en devenir « un ambassadeur ». L’économie sociale et solidaire par sa dimension collective, économique et sociale, apparaît comme le cadre ad hoc pour l’élaboration de tels projets via des associations, des ONG, des coopératives ou des fondations en portage ou accompagnement.

Source de revenus directs pour les personnes, l’écotourisme est appréhendé comme une opportunité de développement local, de diversification économique et de lutte contre la pauvreté pour les populations locales notamment les femmes ou les jeunes, à l’instar du tourisme de masse. A travers cela, il est un instrument de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel matériel au sens de la Convention de l’UNESCO du Patrimoine Mondial revendiquant les notions de protection de la nature et de préservation des biens culturels, reconnaissant l’interaction entre l’être humain et la nature et le besoin fondamental de préserver l’équilibre entre les deux. Il l’est aussi au sens de la Convention de l’Unesco de Sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) indiquant de respecter un ensemble de mesures formant une chaîne de traitement patrimonial afin d’assurer la viabilité effective du PCI : identification et recensement, documentation, étude et recherche, protection, transmission par l’éducation formelle et non-formelle, valorisation et revitalisation. Bien que fragile, le PCI est considéré comme un facteur important du maintien de la diversité culturelle face à la mondialisation croissante. Par la connaissance des pratiques et des communautés qu’il favorise, le PCI encourage le respect d’autres modes de vie. La préservation et valorisation du patrimoine culturel au sens large, matériel, immatériel et environnemental présentent à ce titre une des conditions de mise en œuvre l’écotourisme au service des communautés locales.

Dans ce mouvement d’aspiration écologique, une nouvelle génération de voyageurs souhaite découvrir les territoires autrement en partageant la culture des communautés hôtes, à l’inverse d’une posture à sens unique de touriste consommateur classique.

Les Salaisons fumées au tuyé du Haut-Doubs

Les paysans « Montagnons » du Haut-Doubs ont élaboré, en adéquation avec l’environnement des forêts de résineux et des riches pâtures jurassiennes, des pratiques rurales de fumaison des charcuteries dans des fumoirs en pierre ou cheminées en bois des fermes comtoises : les tuyés.

La production de ces charcuteries, les salaisons comtoises, est liée depuis toujours à l’élevage des cochons nourris au petit lait issu de la fabrication des fromages grâce au réseau de fruitières développé en Franche-Comté.

Produits de cet écosystème, les saucisses de Morteau et de Montbéliard fumées au bois d’épicéa sont les fleurons des salaisons comtoises. Les agriculteurs et les charcutiers locaux, respectueux de la traçabilité totale perpétuent cette tradition dans des tuyés de pierre ou de bois. Ils sont les derniers détenteurs de ce savoir-faire rare des « Salaisons fumées au tuyé du Haut-Doubs »

Plus d’infos

Inventaire National du Patrimoine Culturel Immatériel / PCI LAB

Développement et mise en œuvre de plans de formation pour le secteur du patrimoine culturel en Algérie 

Confié à IBF International Consulting, chef de file du Consortium formé par Hydea, l’ICOM, l’Ecole d’Avignon et l’INA. le programme est défini autour d’un dispositif de renforcement des publics sur la base de formations courtes et pratiques dans les métiers du patrimoine culturel et s’adresse principalement aux cadres du ministère de la Culture, des structures publiques et au mouvement associatif du secteur. Un ensemble de modules de formation programmés dans trois composantes a été conçu de façon à circonscrire toutes les facettes des métiers du patrimoine culturel matériel et immatériel et répondant à des objectifs particuliers. Piloté par Catherine Virassamy de Greenandcraft, il s’est déroulé de 2016 à 2019.

Autour de trois composantes du patrimoine culturel en Algérie :

  • Composante 1 : l’inventaire des biens culturels en Algérie
  • Inventaire des biens immobiliers (Hydea)                                  
  • Inventaire des biens mobiliers (ICOM)                                         
  • Inventaire des biens immatériels (Hydea)
  • Composante 2 Formation aux métiers du patrimoine
  • Formation professionnelle (EAVI)                  
  • Formation des personnels des musées (ICOM)         
  • Formation des personnels des musées abritant des fonds photographiques et filmiques (INA)
  • Formation continue des architectes, des ingénieurs, des techniciens des BET (Hydea)
  • Composante 3 : renforcement des capacités pour les associations (Rehabimed)
  • Un programme de formation de 129 modules réalisés entre mars 2016 et septembre 2018 dans trois composantes a été conçu de façon à circonscrire toutes les facettes des métiers du patrimoine culturel matériel et immatériel.

Une expertise en ingénierie de formation pour la réalisation de deux référentiels métiers avec le Ministère de la Formation et de l’Enseignement Professionnel, Maçon du Patrimoine Bâti (CMP) et Technicien de conduite des travaux de restauration du patrimoine bâti (BTS).

Renforcement de l’attractivité des centres-villes d’Arles, Tarascon, Boulbon et Saint Martin de Crau – 2019

A la demande de la Communauté d’Agglomération Arles, Crau, Montagnette – ACCM, l’étude menée par la SCET et l’association Greenandcraft avait pour objectif d’identifier les outils d’intervention en faveur du développement des centres-villes des communes de l’ ACCM. La Communauté d’Agglomération envisageait des aménagements urbains des centres ville afin de relancer l’attractivité commerciale de certaines zones des centres d’Arles, la rue du 4 Septembre en particulier, de Tarascon, la rue des Halles, et du centre de Boulbon.

La vocation culturelle, patrimoniale et environnementale du territoire de l’ACCM est également confirmée par la présence de musées notoires ou établissements dédiés au patrimoine culturel immatériel lié à l’artisanat d’art. Une action intervenant à la fois sur l’artisanat, les métiers d’art et le commerce répondait au besoin de renforcement de l’attractivité du centre ville.

L’ ACCM souhaitait dans ce cadre, préparer l’obtention du label « Ville et métier d’Art » pour la ville d’Arles, via un dossier élaboré par  l’association Greenandcraft.

Savoir-faire traditionnels en Europe – Extremadure au Festival Folk Arts de Budapest 20 – 23 août 2015

Les artisans d’Extremadura invités au Festival Folk Arts de Budapest

 

Une délégation d’artisans d’Extremadure en Espagne accompagnée par Greenandcraft, exposait ses produits traditionnels parmi les 800 exposants Hongrois, une représentation d’artisanes Algériennes, également accompagnée par Greenandcraft, et des artisans venus de Turquie, d’Ouzbekistan, du Turkmenistan et du Kyrgyzstan.

Les artisans présents étaient :

Des milliers de visiteurs dans un festival trépidant d’animations locales, d’ateliers et jeux d’enfants, de concerts et spectacles en continu… Une exposition inédite sur les savoir-faire hongrois revisités – entre tradition et modernité – inaugurait cet événement dans le nouveau Musée du Palais – Royal de Buda récemment et magnifiquement restauré sur les berges du Danube, hissant les savoir-faire traditionnel de l’artisanat au coeur de la culture hongroise et européenne dans ce lieu hautement touristique de Budapest.

Traditions revisitées L’esthétique de l’artisanat hongrois contemporain 20 08 2015 / 22 11 2015

 Les traditions revisitées à Budapest : comment l’artisanat traditionnel a su évoluer en restant authentique ?

Une exposition inédite sur les savoir-faire de l’artisanat hongrois revisités – entre tradition et modernité – était présentée dans un nouveau site récemment restauré du Palais-Royal de Buda sur les berges du Danube, hissant ce patrimoine immatériel au coeur de la culture hongroise et européenne dans ce lieu hautement historique et touristique.

Cet évènement constitue une vraie reconnaissance pour ce festival incomparable en Europe par la richesse de ses productions artisanales authentiques.