Visite des villages kabyles des Beni Yenni : villages de bijoutiers

La visite organisée en septembre 2024 s’est déroulée dans le cadre du programme Jil-Siyaha en Algérie, de formation des acteurs du tourisme en Algérie.

Alignés sur une crête de montagne, les 4 villages de Ait Lahcen, Ait Larbaa, Ait Yenni et de Taourirt Mimoun sont typiques de la Grande Kabylie et réputés pour la bijouterie kabyle en argent. Les enseignants de l’École Nationale de l’Hôtellerie et du Tourisme d’Alger, les représentants institutionnels et associatifs locaux ont participé à la visite.

La nature environnante offre des vues d’exception grâce à d’insolites circuits de randonnée, mais aussi des pauses rafraichissantes au restaurant Le Bracelet d’Argent d’Ait Larbaa, et de la maison d’hôtes OGAL d’Ait Yenni.

Visite pédagogique Maâktas : village kabyle de potières

La visite organisée en juin 2024 s’est déroulée dans le cadre du programme Jil-Siyaha en Algérie, de formation des acteurs du tourisme en Algérie.

Maâktas est un village typique de Grande Kabylie réputé pour ses potières et ses couleurs chatoyantes. Accompagnés par le Comité de village, les enseignants de l’Institut National de l’Hôtellerie et du Tourisme de Tizi Ouzou, les représentants institutionnels et associatifs locaux ont participé à la visite du village kabyle, à la présentation de savoir-faire traditionnels, de tissage, de poterie, de vannerie, de fabrication de miel à l’occasion du Festival des métiers traditionnels de Maâktas.

Formation aux Métiers du Patrimoine de la Médina de Tunis

Le CoPaM (Co-développer le Patrimoine mondial en Méditerranée), est une association née en 2021 de la concertation de la société civile sur le pourtour de la Méditerranée. Sa raison d’être est simple, accélérer le développement des territoires méditerranéens en valorisant le patrimoine !

Sauvez la Médina de Tunis et participez à la collecte !

Fondée en 698, la Médina de Tunis fait partie des premières villes arabo-musulmanes du Maghreb. Elle abrite de nombreux trésors cachés : palais, sanctuaires, madrassas, maisons familiales ou fondouks artisanaux … Ce sont autant de témoignages de la longue histoire de cette ville et de la créativité de ses artisans. La Médina de Tunis est d’ailleurs une des médinas les mieux conservées du monde et c’est à ce titre qu’elle est inscrite depuis 1979 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Au moment de cette inscription, c’est 50% du patrimoine immobilier de la médina qui est considéré comme étant en mauvais état ou menaçant de ruine.

Participez au déploiement de formations de terrain pour la restauration du patrimoine bâti de la Médina de Tunis et participez à la collecte !

Ce financement participatif a pour but de réaliser différentes formations auprès des jeunes et des professionnels de la médina dans les métiers du patrimoine.

La fabrication de la fourme de Montbrison

La fourme est née dans les « Jasseries » des Monts du Forez, confectionnée selon le même procédé ancestral aux caractéristiques constantes, au croûtage orangé, au bleu doux, à la pâte persillée, égouttée en fin de fabrication dans des chéneaux d’épicéa, retournée d’un quart de tour matin et soir dans une température comprise entre 18 et 22 degrés. 500 tonnes de fourme de Montbrison sont aujourd’hui produites par an, nécessitant une collecte de plus de 5 000 000 de litres de lait.  Fabriqués à l’estive au-delà de 1200 mètres d’altitude, dans des cabanes dites « loges » au XVIIe siècle et « Jasseries » au XIXe siècle, les fromages des Monts du Forez possèdent les qualités exceptionnelles des pâtures des Hautes-Chaumes. L’herbe y a une valeur nutritive bien supérieure à celle du foin pour les vaches laitières qui produisent le lait destiné à la fabrication de la fourme. Ce fromage au lait de vache à pâte persillée a obtenu l’Appellation d’Origine Protégée (AOP) « Fourme de Montbrison » en 2002 sur le périmètre des 33 communes des Monts du Forez, situées entre 600 et 1640 mètres d’altitude, à la frontière des départements de la Loire et du Puy-de-Dôme au cœur du Pays d’Art et d’Histoire du Forez dans un environnement architectural et naturel remarquable de la zone Natura 2000. 

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Inventaire National du Patrimoine Culturel Immatériel / PCI LAB

La fabrication du fromage de Salers

Salers, petite cité médiévale, construite sur un site volcanique à 950 mètres d’altitude au cœur du Parc des Volcans d’Auvergne, est le berceau d’une race bovine singulière, spécifiquement adaptée au climat : la Salers. D’une race au profil exceptionnel, elle attire toutes les affections, par son allure, sa robustesse, sa capacité de vêlage et son instinct maternel.

Introduite au XIXe siècle par le maire de Saint Bonnet de Salers, Tyssandier d’Escous, la vache Salers s’est d’abord développée pour la viande et le lait et ensuite uniquement pour le lait grâce au fromage et aux appellations AOP initiées par les professionnels locaux. Les fromages AOP Salers et AOP Cantal sont étroitement liés à la vache Salers car ils sont fabriqués avec le lait des troupeaux de Salers. Fabriqué traditionnellement par les paysans « vachers » à l’estive dans des burons, petites constructions de pierre aux toits de lauze, il l’est aujourd’hui à la ferme pour l’AOP Tradition Salers et en coopérative pour l’AOP Cantal au lait de Salers. Ces deux fromages se caractérisent par un goût unique du aux propriétés particulières de ce site volcanique, riches en acide phosphorique, en potasse et en magnésie développant une herbe grasse à la flore diversifiée. Bénéficiant à l’estive – pâturage de montagne où l’on mène les troupeaux pendant l’été – d’un herbage exceptionnel et naturel, les vaches Salers, produisent un fromage directement issu des pâturages au parfum et au goût inimitables.

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Inventaire National du Patrimoine Culturel Immatériel / PCI LAB

Les Salaisons fumées au tuyé du Haut-Doubs

Les paysans « Montagnons » du Haut-Doubs ont élaboré, en adéquation avec l’environnement des forêts de résineux et des riches pâtures jurassiennes, des pratiques rurales de fumaison des charcuteries dans des fumoirs en pierre ou cheminées en bois des fermes comtoises : les tuyés.

La production de ces charcuteries, les salaisons comtoises, est liée depuis toujours à l’élevage des cochons nourris au petit lait issu de la fabrication des fromages grâce au réseau de fruitières développé en Franche-Comté.

Produits de cet écosystème, les saucisses de Morteau et de Montbéliard fumées au bois d’épicéa sont les fleurons des salaisons comtoises. Les agriculteurs et les charcutiers locaux, respectueux de la traçabilité totale perpétuent cette tradition dans des tuyés de pierre ou de bois. Ils sont les derniers détenteurs de ce savoir-faire rare des « Salaisons fumées au tuyé du Haut-Doubs »

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Inventaire National du Patrimoine Culturel Immatériel / PCI LAB

Développement et mise en œuvre de plans de formation pour le secteur du patrimoine culturel en Algérie 

Confié à IBF International Consulting, chef de file du Consortium formé par Hydea, l’ICOM, l’Ecole d’Avignon et l’INA. le programme est défini autour d’un dispositif de renforcement des publics sur la base de formations courtes et pratiques dans les métiers du patrimoine culturel et s’adresse principalement aux cadres du ministère de la Culture, des structures publiques et au mouvement associatif du secteur. Un ensemble de modules de formation programmés dans trois composantes a été conçu de façon à circonscrire toutes les facettes des métiers du patrimoine culturel matériel et immatériel et répondant à des objectifs particuliers. Piloté par Catherine Virassamy de Greenandcraft, il s’est déroulé de 2016 à 2019.

Autour de trois composantes du patrimoine culturel en Algérie :

  • Composante 1 : l’inventaire des biens culturels en Algérie
  • Inventaire des biens immobiliers (Hydea)                                  
  • Inventaire des biens mobiliers (ICOM)                                         
  • Inventaire des biens immatériels (Hydea)
  • Composante 2 Formation aux métiers du patrimoine
  • Formation professionnelle (EAVI)                  
  • Formation des personnels des musées (ICOM)         
  • Formation des personnels des musées abritant des fonds photographiques et filmiques (INA)
  • Formation continue des architectes, des ingénieurs, des techniciens des BET (Hydea)
  • Composante 3 : renforcement des capacités pour les associations (Rehabimed)
  • Un programme de formation de 129 modules réalisés entre mars 2016 et septembre 2018 dans trois composantes a été conçu de façon à circonscrire toutes les facettes des métiers du patrimoine culturel matériel et immatériel.

Une expertise en ingénierie de formation pour la réalisation de deux référentiels métiers avec le Ministère de la Formation et de l’Enseignement Professionnel, Maçon du Patrimoine Bâti (CMP) et Technicien de conduite des travaux de restauration du patrimoine bâti (BTS).

Renforcement de l’attractivité des centres-villes d’Arles, Tarascon, Boulbon et Saint Martin de Crau – 2019

A la demande de la Communauté d’Agglomération Arles, Crau, Montagnette – ACCM, l’étude menée par la SCET et l’association Greenandcraft avait pour objectif d’identifier les outils d’intervention en faveur du développement des centres-villes des communes de l’ ACCM. La Communauté d’Agglomération envisageait des aménagements urbains des centres ville afin de relancer l’attractivité commerciale de certaines zones des centres d’Arles, la rue du 4 Septembre en particulier, de Tarascon, la rue des Halles, et du centre de Boulbon.

La vocation culturelle, patrimoniale et environnementale du territoire de l’ACCM est également confirmée par la présence de musées notoires ou établissements dédiés au patrimoine culturel immatériel lié à l’artisanat d’art. Une action intervenant à la fois sur l’artisanat, les métiers d’art et le commerce répondait au besoin de renforcement de l’attractivité du centre ville.

L’ ACCM souhaitait dans ce cadre, préparer l’obtention du label « Ville et métier d’Art » pour la ville d’Arles, via un dossier élaboré par  l’association Greenandcraft.

Contribution des instruments de protection du patrimoine culturel à la préservation des espaces naturels et agricoles

Lutte contre l’artificialisation des sols et le mitage – Etude pour le Ministère de la Culture et de la Communication

Groupe de travail sur l’artificialisation des sols – Ministères de la Culture et de la Communication / de l’Agriculture / de l’Ecologie – 2015

Dans le contexte d’extension urbaine, les terres naturelles et agricoles sont clairement menacées. C’est ainsi que l’équivalent de la surface d’un département disparaît en France tous les 10 ans. Leur préservation, comme celle du paysage et du patrimoine culturel qui subit les mêmes pressions constitue un enjeu majeur, et par ailleurs conditionne l’attractivité des territoires ruraux. Ces deux facteurs sont à considérer en même temps pour que les réponses les plus pertinentes puissent être apportées au niveau de l’élaboration des PLU et des SCOT.

Le document est destiné tout d’abord à montrer l’apport que peuvent, dans certains cas, constituer les outils patrimoniaux relevant du Ministère de la culture et de la communication pour la préservation des terres agricoles.

Il s’inscrit dans le cadre d’une commande issue de la conférence environnementale de 2013 faisant écho au protocole Alimentation – Agri/Culture.

 Cet outil a aussi pour ambition de montrer, à travers des exemples concrets, l’intérêt d’une prise en compte globale des enjeux agricoles, patrimoniaux et architecturaux, et ce, dès l’élaboration des documents d’urbanisme.

L’affectation des sols est définie par les documents d’urbanisme. Ainsi, les schémas de cohérence territoriale (SCOT) et les plans locaux d’urbanisme (PLU) délimitent les espaces naturels, agricoles et forestiers sur le territoire qu’ils couvrent. En outre, des instruments de protection au titre du patrimoine peuvent contribuer, de manière indirecte, à l’objectif de préservation de ces espaces.

Les effets liés à la prise en compte du patrimoine culturel peuvent être significatifs notamment pour :

  • L’appréhension de l’identité du territoire autour de valeurs culturelles
  • L’approche transversale de la planification liée à la recherche de cohérence entre espaces urbain, paysager et agricole de qualité
  • La sensibilisation et implication des élus et des acteurs locaux, agriculteurs et habitants
  • La protection contre le mitage et la banalisation des bourgs
  • Le maintien des réseaux de villages
  • Le maintien de l’équilibre entre l’espace bâti et l’espace agricole
  • Le maintien des zones naturelles et d’une zone tampon avec les terres cultivées dans les périmètres protégés
  • La protection des lisières forestières et des réseaux de murs et de haies
  • Le maintien de zones naturelles et agricoles au titre des cônes de vues à préserver.

Green & Craft in India – Janvier 2014

Au pays de la sculpture… Le Tamil Nadu

Gravure sur bois et sculpture sur pierre

Fabrication de papier en laine, riz, jute, thé, canne à sucre…, teinture à Pondichéry

Construction en Bambou à Mahabalipuram

Tissage de la soie à Kanchipuram,

Broderie à Pondichéry