Participation au Jury de la bourse « Voyager pour Apprendre les métiers d’art » de la Fondation Culture & Diversité

Ce programme offre aux étudiants sélectionnés – étudiants de DMA2 , méritants et boursiers – la possibilité d’effectuer un séjour de 4 mois dans un pays en voie de développement, consacré à un voyage d’étude sous forme de stage chez un artisan ou au sein d’une entreprise grâce à un soutien intellectuel, logistique et financier mis en place par l’UNESCO et la Fondation Culture & Diversité. www.fondationcultureetdiversite.org

Chaque année 5 à 7 jeunes sont sélectionnés par le jury dont Catherine Virassamy de Greenandcraft est membre, de la bourse « Voyager pour Apprendre les métiers d’art » pour perfectionner pendant 4 mois leur savoir-faire à l’étranger.

Afin d’encourager les jeunes à choisir les métiers d’art détenteurs d’un patrimoine qu’il faut sauvegarder car il encourage la créativité, l’UNESCO accorde à la promotion de ces métiers, rares, précieux et fragiles, une importance primordiale. Le programme lancé conjointement par l’UNESCO et la Fondation Culture & Diversité a ainsi pour finalité d’offrir une formation complémentaire internationale à de jeunes étudiants en métiers d’art.

Le programme « Voyager pour apprendre les métiers d’art » élaboré par l’UNESCO et la Fondation Culture & Diversité, lancé en 2010 en partenariat avec les Ecoles supérieures d’arts appliqués Boulle, Duperré, Estienne, Olivier de Serres et le Lycée professionnel La Source, a été ouvert à partir de la rentrée scolaire 2013 à toutes les formations publiques en Diplôme des Métiers d’Art en France.

L’objectif de ce programme est de permettre à des étudiants en métiers d’art issus de milieux modestes d’effectuer un voyage d’étude à l’étranger. Il donne ainsi la possibilité à de jeunes boursiers français en fin d’études de découvrir les savoir-faire de pays en développement et à des étudiants de ces pays de découvrir les savoir-faire français.

Les étudiants partent régulièrement en résidence au sein des ateliers 2M à Mumbai (Inde), du Centro de edicion à Buenos Aires (Argentine) et de Luna Morena à Guadalajara (Mexique).

Les travaux et le carnet de bord réalisés lors de la résidence sont ensuite exposés lors de la biennale internationale Métiers d’Art et Création Révélations.

L’appel à candidatures est ouvert jusqu’au 31 janvier 2024 !
Toutes les infos et candidatures : https://resvma24-25.selecteev.io/apply

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter Laura Pettier, Responsable de la résidence Voyager pour les métiers d’art : 01 47 53 65 38 / lpettier@fmlcd.org.

https://www.fondationcultureetdiversite.org/programmes/residence-voyager-pour-les-metiers-d-art_p548701

 

 

« Métiers d’art : quels avantages fiscaux ? » JURIS art etc. avril 2014

Par Catherine Virassamy et Francesca Cominelli

Le crédit d’impôt en faveur des métiers d’art, institué en 2005 à titre temporaire, a été prorogé par le gouvernement jusqu’au 31 décembre 2016. Ce dispositif fait suite aux dispositions introduites par la loi du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises visant à en soutenir le développement, la formation et la transmission. Il vise à soutenir la création et à à assurer l’allègement fiscal des entreprises des métiers d’art.

Les entreprises qui engagent des dépenses de conception de nouveaux produits dans le secteur des métiers d’art et des savoir-faire traditionnels peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt institué par l’article 45 de la loi de finances rectificative pour 2005[1] (Art. 244 quater O du CGI), le crédit d’impôt métiers d’art (CIMA). Institué à titre temporaire, il a été prorogé jusqu’au 31 décembre 2016. Ce dispositif fait suite aux dispositions introduites par la loi du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises visant à en soutenir le développement, la formation et la transmission. La loi[2] instaure en particulier le label « Entreprise du Patrimoine Vivant » dont le savoir-faire et le patrimoine économique constituent un véritable moteur de développement, les métiers d’art étant au cœur de ce label.

Dans Les perspectives d’aide à la création et d’allègement fiscal portées par la loi, deux avantages fiscaux sont attachés aux entreprises métiers d’art, le crédit d’impôt dit « création » et le crédit d’impôt « apprentissage », avec un soutien particulier aux entreprises labellisées EPV : crédit d’impôt « création » porté à 15% au lieu de 10% et « apprentissage » de 2200 € au lieu de 1600 € pour ces entreprises.

Le CIMA répond ainsi aux attentes des entreprises métiers d’art, ou industries de main-d’œuvre selon l’expression de Jacques Mouclier, Président de la Fédération des Cristalleries Verreries à la Main et Mixtes (Fcvmm), lourdement grevées par les charges salariales et pour lesquelles la création favorise, au sein de l’atelier et par le geste, l’évolution et la continuité de savoir-faire ancestraux. Si cette mesure porte ses fruits, les entretiens réalisés avec les artisans et les nombreuses questions écrites parlementaires, font apparaître des difficultés d’attribution liées à des divergences d’appréciation de l’assiette éligible à travers la notion de « produit nouveau », de la limitation des dépenses éligibles et du périmètre des entreprises métiers d’art concernées.

Enfin plusieurs facteurs limitent l’accès au CIMA. La notion de création relative à l’activité d’un artisan s’attache aussi bien à la conception qu’à la réalisation et pose des difficultés d’appréciation car il est difficile pour les services fiscaux d’en faire la distinction. Le statut d’artisan des professionnels sans salariés ne donne pas accès au crédit d’impôt. Certaines activités ou métiers ne sont pas reconnus par les services fiscaux. Il en résulte un périmètre réduit des entreprises concernées, posant la question de la nature des entreprises visées par la loi, ce qui mériterait d’être clarifié.

[1] Article 45 de la loi n° 2005-1720 du 30 décembre 2005 de finances rectificative pour 2005.

[2] Article 23 de la loi n° 2005-882 du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises, qui donne la définition du label « Entreprise du patrimoine vivant ».